jeudi 24 novembre 2022

Le sacre de Reims n'a pas eu lieu

L'alarde d'Hondarribia

Hondarribia est une petite commune espagnole, en face d'Henhaye, de l'autre côté de la Bidassoa qui à cet endroit sépare la France de l'Espagne.
La vieille ville, entourée de remparts fût assiégée en 1638 par les troupes françaises du Prince de Condé, qui durent reculer devant la résistance  des espagnols. Les habitants d'Hondarribia attribuèrent leur victoire à la Vierge de Guadalupe. 

Et c'est ainsi que depuis le 8 septembre 1639, chaque année à la même date, la ville célèbre l'alarde, grande manifestation haute en couleurs qui voit défiler des régiments représentant chacun des quartiers.

La journée se termine par des tirs de canon à destination de la France, auxquels répondent les canons de la ville d'Hendaye, le tout dans une atmosphère joyeuse et pacifiste.



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mardi 16 octobre 2018

Le jour où il a fait nuit

 Ce 16 octobre 2018, en fin de matinée le ciel s'est assombri dans l'ouest de la France. Au point que vers 15 heures l'éclairage publique s'est allumé comme on le voit sur cette photo prise sur le port de La Turballe (Loire-Atlantique). Il s'agissait de particules de sable provenant du Sahara transportées par les restes de l'ouragan Ophélia.



dimanche 2 septembre 2012

Corrida : la mort en face

2 septembre 2012... Je suis de retour au pays basque...Il y a une corrida à Bayonne. J'ai toujours dit que je n'irais jamais voir un tel spectacle, et pourtant j'ai pris un billet... pour savoir ce que c'est vraiment..Je me rassure.... il parait que la mise à mort est interdite en France... il va y'avoir de l'ambiance comme à chaque fois qu'il y a une fête au pays basque. Je vais pouvoir faire des photos, pleines de couleurs... Je ne me doutais pas que je verrais autant de rouge...le rouge du sang des taureaux.
J'ai une place numérotée, je suis coincé sur mon gradin pour 2 h 30 de grand "spectacle".... Plutôt bien placé, même si j'ai un poteau qui me coupe un peu la vue, pas tres loin de la loge officielle ou ces belles dames ont posé leur honorable fessier sur une chaise contrairement aux autres spectateurs assis sur le ciment. Les habitués n'ont pas oublié leur coussin...
Les hauts parleurs lancent le célèbre "Aviron bayonnais" repris par la foule. Puis... silence... je m'attendais à des annonces au micro, non rien de cela... Le défilé commence..., les toreros, les bénévoles, les chevaux carapaçonnés, une espèce d'attelage qui a tout des corbillards qu'on voyait encore dans nos campagnes jusqu'à la fin des années 50.
Puis l'arène se vide et le premier taureau entre.... en pleine forme, courant partout. Pauvre bête...heureusement qu'il ne sait pas ce qui l'attend et dans quel état il sera 30 minutes plus tard.
Puis les toreros entrent en action....Pas les stars, non...les simples petits toreros qui n'ont pas réussi à percer et qui ne feront jamais les têtes d'affiches. Ils sont là pour chauffer l'animal, l'exciter, lui lancer quelques banderilles qui font couler les premières gouttes de sang.... Puis arrivent les 2 affreux sur leurs chevaux. Et tout leur art est de casser les tendons du coup de l'animal pour qu'il ne puisse plus relever la tête. Comme ils ne sont pas toujours très doués, ils doivent s'y reprendre à plusieurs fois..Et le sang coule....

C'est le moment de l'entrée en scène de la première star....en fait un jeune toréador mexicain de 19 ans qui "prend l'alternative". Cette expression fait partie du vocabulaire de la tauromachie que seuls les experts connaissent...mais c'est quelquefois en utilisant des mots compliqués qu'on masque la dure réalité de ce qui se passe dans l'arène. Le jeune mexicain continue d'exciter le taureau déjà à moitié groggy et ruisselant de sang.... "combat" inégal d'un homme contre un animal blessé qui fonce sur la cape rouge sans penser que le réel danger c'est le mec qui tient la cape.
Un bon moment.... Le torero glisse, dérape et tombe.... va-t-il se faire piétiner par le taureau... J'avoue que je me suis pris à l'espérer. Tout le monde se précipite pour détourner l'attention du taureau...Le jeune se relève et le jeu continue...jusqu'à ce que le taureau épuisé s'écroule..... Moments d'euphories dans l'arène pleine à craquer, la foule est debout, applaudissant sans fin.... Pour ma part je reste assis, coincé entre tous ces gens et je suis content d'avoir ce foutu poteau pour me cacher et ne rien voir.
Moment surréaliste... Les spectateurs sortent un kleenex blanc et l'agitent..... demandant par là, la grâce du taureau. Pauvre bête... est-elle encore vivante ???
Voilà d'ailleurs que s'avance le char funèbre qui vient chercher le corps du taureau...sous les huées de la foule. Puis..le torero fait un tour triomphal de l'arène tenant à la main les 2 oreilles de l'animal.

6 fois j'ai du subir ce même spectacle.... Il est très difficile de sortir sans gêner un grand nombre de gens qui n'ont pas envie de perdre une miette de ce si beau "spectacle". Alors je reste jusqu'à la fin.... Les gens se disent au revoir et vivement la prochaîne.... Mais qu'ont-ils dans la tête ces abrutis pour apprécier un tel spectacle barbare, cruel et dont je cherche toujours l'intérêt.

Jean-Yves Le Du
Des images qu'on ne voudrait plus voir :





 

Le sacre de Reims n'a pas eu lieu